CINE dans la presse
CINE se fait connaitre grâce à un article paru dans le supplément Chimie du journal Les Echos du mardi 27 Septembre 2011. Découvrez l'engagement de la société dans la chimie verte conté par la presse nationale.
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Conférence de presse annuelle de l'UIC
DNA du 26 juin (pages Région / rubrique Economie)
L’industrie chimique joue la carte durable
L’Union des industries chimiques de l’Est profite de l’année internationale de la chimie pour rappeler que la branche, qui emploie 7 600 salariés en Alsace, reste le second producteur européen après l’Allemagne. Ses adhérents insistent sur les progrès en matière de responsabilité environnementale.
En France l’année internationale de la chimie 2011 a notamment pour ambition de renforcer le dialogue entre la société et les chimistes, qu’ils soient enseignants, scientifiques ou industriels. L’Union des industries chimiques (UIC) de l’Est, qui regroupe 80 entreprises alsaciennes et 27 lorraines, a fait sienne cette mission, incitant ses membres à jouer la carte de l’ouverture et de la communication envers le public.
Deux jours après avoir réuni son assemblée générale dans les murs de la faculté de chimie à Strasbourg, son délégué général Patrice Lettermann, et son président Thibaud Tiberghien, directeur de PEC-Rhin à Ottmarsheim, étaient hier les hôtes du site Rohm & Haas à Lauterbourg. En présence de Bertrand Heidmann, directeur des lieux, ils ont souligné l’importance économique de la chimie, «une industrie dont les multiples applications et innovations sont au service des industries, de l’agriculture, des services et des ménages ».
Avec un volume d’affaires de 67,6 milliards d’euros, la chimie française (230 000 emplois) a, indiquent-ils, « maintenu en 2010 sa place de second producteur européen derrière l’Allemagne et son rang de cinquième mondial ».
Sa contribution aux échanges extérieurs reste également significative avec une première place de secteur industriel exportateur devant l’industrie aéronautique et spatiale et l’automobile.
En Alsace, la branche compte 143 établissements (dont les deux tiers dans le Haut-Rhin). Les entités des grands groupes internationaux (BASF, Dow, Du Pont de Nemours, Rhodia, Roquette, etc.) y côtoient un très dense tissu de PME. « La chimie alsacienne emploie près de 7 600 salariés. 48 % d’entre eux sont ingénieurs, techniciens et agents de maîtrise. En 2011 quelque 275 recrutements sont prévus, contre 94 en 2010 », précise Thibaud Tiberghien qui relève que la chimie constitue le secteur industriel présentant « les meilleurs résultats de sécurité » (fréquence et gravité des accidents du travail).
Révolution collective en vue
En terme de recherche et développement, le secteur, soumis à des normes de plus en plus contraignantes, se classe par ailleurs au troisième rang hexagonal. « Face aux attentes des consommateurs, à la raréfaction des matières premières fossiles, l’industrie chimique évolue depuis quelques années vers une chimie durable », assure le président de l’UIC Est. Le secteur, qui en 30 ans a divisé par deux ses émissions de gaz à effet de serre, est, selon lui, à l’aube d’une révolution collective s’appuyant principalement sur deux filières, le recyclage et la chimie du végétal. «L’ utilisation de matières premières et d’énergies renouvelables, l’éco-conception de produits plus sûrs, réutilisables ou biodégradables, et l’efficacité énergétique des procédés font aujourd’hui partie de nos priorités », ajoute-t-il.
À l’invitation de l’UIC Est, deux industriels ont témoigné de leur engagement en matière de responsabilité environnementale: « Depuis 2006, l’ usine Rohm & Haas de Lauterbourg a réduit de 70 % sa consommation énergétique, de 50 % sa consommation d’eau de la nappe et de 30 % ses rejets dans le Rhin. L’installation d’un oxydeur en 2008 nous a aussi permis de diminuer de 95 % les rejets de composés organiques volatiles », a indiqué Bertrand Heidmann. Filiale à 100 % du groupe américain Dow, l’usine se doit, dit-il, d’apporter sa contribution aux objectifs de ce dernier qui ambitionne d’ici 2015 « de porter à 10 % le volume des ventes de produits présentant les avantages de la chimie durable ».
Installé à Wasselonne, le Consortium industriel des nettoyants européens (CINE), une PME familiale de 48 salariés, a développé depuis deux ans une gamme de produits d’entretien aux impacts environnementaux limités : « Nous n’avons plus aucun produit contenant des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction et nous commercialisons deux produits certifié par l’Ecolabel européen », a expliqué Dyna Ott-Peter, présidente de CINE, qui vient également de mettre sur le marché un nouveau détergent liquide « 100 % bio-sourcé ».